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God Of Angels Trust

God Of Angels Trust

Date de sortie : 2025-06-06
A Vertigo Berlin release; ℗ 2025 VOLBEAT, under exclusive license to Universal Music GmbH
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Le groupe de rock danois se réinvente pour son neuvième album

Sur le neuvième album du groupe de rock danois, le chanteur/guitariste de Volbeat, Michael Poulsen, a abandonné sa routine habituelle de composition pour se lancer à corps perdu dans une approche totalement inédite. Après avoir pris une année sabbatique pour se remettre de sa troisième opération de la gorge et partir en tournée avec son groupe de death metal Asinhell, Poulsen a retrouvé ses compagnons de Volbeat — le bassiste Kaspar Boye Larsen et le batteur Jon Larsen — pour écrire les morceaux qui composent God Of Angels Trust. « On n’avait pas l’habitude de faire d’aussi longues pauses », explique Poulsen à Apple Music. « Donc, quand ça a été le moment du retour de Volbeat, on était complètement survoltés. Comme on avait l’impression de repartir à zéro après cette pause, on s’est dit qu’on devrait peut-être aborder cet album comme le premier album de Volbeat, pour lequel on ne se préoccupait pas trop de la structure. »

Poulsen a testé cette théorie avec « In the Barn of the Goat Giving Birth to Satan’s Spawn in a Dying World of Doom », un titre qui parvient à être entraînant sans avoir de refrain. « Je me suis dit : “Et s’il y avait autre chose que les gens attendaient, au lieu du refrain ?“ », explique Poulsen. « Avec ce morceau, les gens attendent juste de nous qu’on prononce la phrase de film d’horreur débile qui constitue le titre. Et ça a marché. Mais après quelques morceaux de ce genre, l’autre moitié de mon cerveau a pris le dessus, celle qui connaît la structure et sait comment construire des titres ». Certains de ces morceaux comme « Acid Rain », « Time Will Heal » et l’excellent « Lonely Fields », parlent du père de Poulsen, décédé en 2008. Ci-dessous, le chanteur nous livre ses commentaires sur chaque titre.

« Devils are Awake »
« Ce morceau résume assez bien ce qu’est l’album. En observant la pochette, on peut voir ce qu’on suppose être un enfant dormant dans son lit. Dans l’embrasure de la porte, une chèvre regarde à l’intérieur. Les gens pensent qu’il s’agit du diable. Souvent, la chèvre est symbolisée par quelque chose de maléfique ou par le Diable. Pauvre chèvre, elle devrait poursuivre l’humanité en justice pour tout ça. Mais on sait tous que le mal est engendré par les humains, et qu’il est toujours déguisé. Quand on couche nos enfants, ils ont la liberté de croire que le monde n’est que crème glacée et licornes. Mais de l’autre côté de la porte, il y a le monde réel. »

« By a Monster’s Hand »
« Quand les gens regardent le clip, ils se disent : “Oh, c’est l’histoire d’un tueur en série”. Et le tueur en série ressemble à... Je ne citerai aucun nom parce que je ne veux pas donner à ce type le mérite de quoi que ce soit. Il faut toujours penser aux victimes. Mais à l’époque, on arrivait à mettre les tueurs en série derrière les barreaux et à balancer la clé. Aujourd’hui, on regarde les tueurs en série : dès qu’on met le journal télévisé, ils nous parlent. Et personne n’ose rien faire. »

« Acid Rain »
« Parfois, j’écris des textes très directs, dans lesquels on sait exactement ce qui se passe. Mais j’apprécie toujours les textes qui offrent trois ou quatre perspectives différentes. Ça parle principalement d’une expérience extracorporelle, d’une tentative de quitter son corps et de laisser son esprit rendre visite aux personnes décédées qui vous manquent. Pour moi, ça parle de quitter mon corps pour aller voir mon père et lui raconter ce qui se passe dans ma vie. Et j’aimerais bien savoir ce qui se passe dans la sienne, s’il en a une. »

« Demonic Depression »
« Au départ, c’était un morceau pour mon groupe de death metal, Asinhell. Mais tout à coup, j’ai eu l’idée d’un refrain qui sonnait vraiment comme un refrain de Volbeat. J’ai donc décidé d’en faire un titre de Volbeat, et je suis heureux de l’avoir fait. Le morceau est très énergique, mais il traite d’un sujet très sérieux : la dépression qui prend une tournure tellement horrible qu’elle en devient presque démoniaque. C’est marrant : six ou sept de mes amis m’ont demandé si ce titre parlait d’eux, parce qu’ils s’y reconnaissaient vraiment. Mais l’ami pour lequel j’ai écrit cette chanson m’a appelé et m’a dit : “Super morceau, mec !”. »

« In the Barn of the Goat Giving Birth to Satan’s Spawn in a Dying World of Doom »
« L’inspiration pour ce morceau était de faire quelque chose de différent, où le refrain n’est pas l’élément central ou l’essence du titre. Et puis j’ai trouvé cette drôle de réplique évoquant un film d’horreur qui est le titre, ce qui est, en réalité, quelque chose que je fais depuis longtemps. En répétition, j’improvise des titres de ce genre pour le plaisir, mais je ne les garde jamais. Cette fois-ci, je l’ai fait. Mais cette phrase, le titre du morceau, n’est énoncée qu’une fois. C’est le point culminant. Imaginez un stade ou une arène où la foule chante cette phrase en chœur. »

« Time Will Heal »
« Il y a beaucoup d’émotions dans ce morceau. Ça parle surtout du fait d’affronter le décès d’un proche et d’accepter qu’il y a des hauts et des bas dans la vie. Si on n’est pas capable de faire face aux mauvais jours, en sachant que ça fait partie de la vie, comment est-ce qu’on arrivera à profiter des bons jours ? Depuis que j’ai perdu mon père et les différentes choses que j’ai traversées dans ma vie, je dois trouver un équilibre et ne pas tomber dans un trou noir. En ce qui me concerne, je me contente de regarder mes enfants. Tout d’un coup, tu deviens secondaire. Il ne s’agit pas de toi. »

« Better Be Fueled than Tamed”
« Parfois, dans la vie, on peut tomber dans une forme d’excès de confort. Je pense qu’il faut faire attention à ça. C’est bien d’être à l’aise, c’est bien de trouver la paix en soi pour pouvoir relever tous les grands défis de la vie. Mais je reste persuadé que pour obtenir les meilleurs résultats dans la vie, il faut être à bloc. Il faut avoir cette fulgurance dans le cœur qui pousse à ne jamais abandonner. Si on est trop à l’aise ou trop insouciant, on ne voit pas vraiment ce qui se passe autour de nous. »

« At the End of the Sirens »
« Il y a de nombreuses années, on a fait un morceau intitulé “The Hangman’s Body Count” sur un album qui s’appelle Outlaw Gentlemen & Shady Ladies. Ce titre n’est qu’une autre version de ce morceau en termes de paroles, dans lesquelles il y a la Mort posée dans son fauteuil, dans le métro. Elle a tous ces écrans qui observent la ville où elle se trouve ce jour-là, et elle se demande : « Qui va nous quitter aujourd’hui ? ». Quand elle a pris sa décision, elle déclenche une grande sirène que tout le monde dans la ville peut entendre. Et tout le monde devient parano parce que les gens savent que la Mort toque à la porte en disant : “L’heure est venue”. »

« Lonely Fields »
« Quand j’étais gamin, je montais sur la mobylette de mon père avec lui, et on allait dans les champs cueillir du maïs pour ses oiseaux. Je sens encore l’odeur des pommiers, des poiriers, de l’herbe et du maïs. Là où j’habite maintenant, la vue de ma fenêtre est un grand champ de maïs. J’ai rêvé que des oiseaux tapaient à ma fenêtre et me montraient une silhouette dans le champ de maïs. La silhouette est l’esprit de mon père, et il me dit : “Allez, petit. Réveille-toi. Il faut cueillir du maïs pour les oiseaux”. Je quitte la chambre, je sors, j’embrasse mon père et nous commençons à cueillir le maïs. Après la récolte, il me dit que je dois retourner dans ma chambre. Mais je décide de l’accompagner. C’est alors que je me réveille. »

« Enlighten the Disorder (By a Monster’s Hand Part 2) »
« C’est la suite de “By a Monster’s Hand”. Le tueur en série présenté dans le morceau antérieur conserve tous les trophées de ses victimes chez lui, mais une tempête survient et détruit le toit de sa maison. Tous ses trophées, les parties des corps de ses victimes, sont éparpillés dans la ville. Il sort avec son chariot pour les rassembler afin de terminer en beauté le spectacle de marionnettes qu’il a préparé pendant toutes ces années avec les morceaux de corps. Il est tellement convaincu d’être le personnage principal qu’il commence à couper ses propres membres pour pouvoir entrer dans la boîte avec les autres parties du corps. Il réussit à se mettre derrière les barreaux, et se retrouve désormais sans bras pour en sortir. »

© Apple Music
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