À proposConditionsConfidentialitéContact
 
Actualisation
Solace & The Vices

Solace & The Vices

Date de sortie : 2025-10-02
℗ 2025 RCA Records, a division of Sony Music Entertainment
Solace & The Vices - QR Code
24 Pistes
59:08
Acheter sur l'iTunes Store
Écouter sur Apple Music
24 Pistes
59:08
Acheter sur l'iTunes Store
Écouter sur Apple Music
Date de sortie : 2025-10-02
℗ 2025 RCA Records, a division of Sony Music Entertainment

L’artiste américain explore ses dualités dans un double album ambitieux

Avec l’album éponyme de Bryson Tiller sorti en 2024, le crooner de Louisville s’est éloigné de sa zone de confort en explorant les univers sonores de la dancehall, de la drill et de la pop, tout en conservant son mélange caractéristique de hip-hop et de R&B. Tiller s’est pleinement assumé et a embrassé sa vision artistique, à tel point qu’il a décidé de faire une pause musicale après la sortie de l’album pour se consacrer à sa passion pour la conception de jeux vidéo. Mais il est aujourd’hui de retour avec Solace & The Vices, un double album qui s’affranchit des pressions de l’industrie et ouvre un nouveau chapitre de son évolution musicale.

Dans la première partie de Solace & The Vices, Tiller fait le point et se livre avec une vulnérabilité sombre sur ses difficultés en matière de relations amoureuses, de célébrité, etc. Sur le titre d’ouverture de l’album, « Strife », il chante son désir de voir son amante lui donner une autre chance, tandis que sur « Workaholic », il expose ses propres défauts en tant que partenaire en raison de son obsession pour sa carrière : « I was scared of going broke in 2018/That was after all the money and the fame/Going back to how it was, the shit’ll be a shame. » (« J’avais peur de me retrouver fauché en 2018/C’était après tout l’argent et la gloire/Revenir à ce que c’était, ce serait la honte. »)

« J’ai traité Solace comme une séance de thérapie », confie Tiller à Zane Lowe d’Apple Music. « Je veux vraiment que les gens l’écoutent de cette façon, presque comme si j’étais assis sur un canapé et que vous écoutiez ce que je vous raconte. » Et c’est exactement ce qu’il fait, emmenant les auditeurs et auditrices dans un voyage à travers sa psyché tandis qu’il se déconstruit pour réfléchir aux hauts et aux bas de ses relations, qu’il s’agisse de faire face à la perte d’un amour au profit de quelqu’un d’autre (« Damn »), de prendre la difficile décision de mettre fin à une relation (« Uncertainty ») ou de retrouver un nouvel amour (« I Need Her », « Star Signs »).

Dans la deuxième partie de Solace & The Vices, Tiller met en valeur l’autre facette de son art. Comme il le fait dans la majorité de sa discographie, l’auteur-compositeur-interprète oscille entre chant et rap. Cependant, sur The Vices, il s’appuie moins sur les morceaux de trap-soul mélancoliques qui ont défini sa carrière et l’ont propulsé au rang de superstar, et plonge plus profondément dans le côté rap de sa musicalité, offrant des flows acérés et des punchlines énergiques sur une production dynamique de Charlie Heat, Gravez, Teddy Walton et Hitmaka.

Tiller ne s’excuse pas de se délecter de sa nature impulsive, se montrant lyrique lorsqu’il se vante de son style de vie (« First Place », « 200 Bands », « Make Life Easy ») tout en naviguant dans les hauts et les bas de ses relations (« No Sharing », « More Than Money », « Last Call »), et envisage même d’abandonner son style de séducteur (« Burnout »). Et Tiller n’est pas seul dans ses aventures festives et amoureuses. Il reçoit l’aide de Bossman Dlow, Rick Ross, Plies, T-Pain, BabyDrill, Luh Tyler et Bun B. Rien que ça.

Sur le titre de clôture « Finished », Tiller s’adresse à ses détracteurs et aux critiques qui doutent de sa capacité à surpasser son premier album T R A P S O U L sorti en 2015. Sa résilience face aux critiques est évidente lorsqu’il affirme avec assurance : « I’ll be done with this shit when I’m done/I ain’t lookin’ for the number one /Just money and the shit keep comin’/Kept goin’, can’t risk bein’ nothin’/Ain’t fallin’ off, bitch, you funny. » (« J’en aurai fini avec cette merde quand j’en aurai fini/Je ne cherche pas à être numéro un/Juste de l’argent et cette merde continue d’arriver/J’ai continué, je ne peux pas risquer de n’être rien/Je ne suis pas en train de me planter, conn***, tu fais pitié. »)

© Apple Music