La pop suédoise en crise existentielle : “Un genre d’ABBA sous substance.”
Tout au long de son album le plus court mais aussi le plus ambitieux, Lykke Li adopte la confiance et la flamboyance des stars du rock britannique du XXᵉ siècle.
En bientôt 20 ans de carrière, les albums de Lykke Li n’ont cessé d’évoluer : plus courts, plus épurés, mais aussi plus mélancoliques et plus sensuels. Selon la chanteuse de pop progressive, The Afterparty sera le dernier opus sous son incarnation artistique actuelle. Et elle a décidé de finir sur un coup d’éclat : bien qu’il s’agisse de son disque le plus court à ce jour (neuf titres pour un peu moins de 30 minutes d’écoute), c’est sûrement celui qui porte sa vision la plus ambitieuse.
Sur The Afterparty, l’artiste suédoise adopte la confiance et la flamboyance des stars du rock britannique du XXᵉ siècle. Une attitude qui passe par le style et des envolées de cordes, bien sûr, mais aussi par une réflexion sur sa relation avec Dieu, et plusieurs questions existentielles.
Lors de son récent Apple Music Radio Takeover, elle a confié être obsédée par « Bitter Sweet Symphony » de The Verve, une chanson qui l’a beaucoup inspirée pour l’écriture de cet album. Une influence qu’on ressent particulièrement sur « Knife in the Heart », où se rencontrent des paroles sombres et une musique exaltante.
Quant à la ballade électronique introspective « Sick of Love », elle a d’abord été conçue comme une simple chanson pop. Puis quand elle peinait à trouver sa forme, Lykke Li s’est dit : « Et si je me la jouais Brian Eno et que je me retrouvais dans une pièce remplie de synthés modulaires, d’un EBow, et que je me lâchais complètement ? Et voilà le résultat. »
La chanteuse a également tenu à ce que ses racines pop suédoises soient bien présentes sur The Afterparty : « Je voulais que cet album sonne un peu comme ABBA, mais un genre d’ABBA sous substance. »