Du country lumineux qui ose explorer les zones troubles
Difficile de ne pas voir cet EP de Cameron Whitcomb comme un tour d’honneur. L’auteur-compositeur-interprète de Nanaimo, en Colombie-Britannique, a lancé son premier album, The Hard Way, acclamé par la critique et couronné de succès commercial, moins d’un an avant de dévoiler ce quintette de chansons. Entre-temps, il a remporté deux prix JUNO : Révélation de l’année et Album country de l’année pour The Hard Way.
Dans la lignée confessionnelle d’artistes comme Zach Bryan et Sam Barber, Whitcomb a aussi rallié un public fidèle, avide de nouveauté. Deep Water ne décevra pas celles et ceux qui espèrent retrouver la pop roots sensible et accrocheuse de The Hard Way, on le comprend dès la pièce-titre.
Pourtant, Whitcomb va encore plus loin et ose davantage ici, ajoutant des chœurs enjoués au refrain et laissant sa voix s’exprimer plus librement que sur ses œuvres précédentes. L’EP inclut également le simple « Kingdom of Fear », une méditation percutante sur l’amour et l’anxiété.