2012-03-22
Ils sortent quand leur nouvel album, The Shins?
Où sont-ils? Toutes ces choses belles et lumineuses qui me traversent l'âme à l'écoute de leurs trois premiers albums se sont envolées avec la parution de Port Of Morrow. Où et la simplicité, où est cette envie de prendre ma guitare un jour de printemps et d'aller en forêt The Past And Pending, Pink Bullets ou A Comet Appears dans les oreilles? Quand j'écoute cet album j'ai envie de me mettre au rap... Ils ont basculé dans le banal voir le médiocre ( It's Only Life: là c'est le ponpon. Avant, ils faisaient passer des émotions incroyables avec élégance et simplicité et là ils (ou plutôt James, mais qu'est-ce qu'il a bouffé pour produire un navet pareil?) ont recours à la mièvrerie la plus crue et décomplexée. J'ai l'impression d'écouter un crime de Simple Plan, c'est dire la gravité de la situation...) Tout au long de l'album (mis appart September, splendide et unique représentant du talent de ce groupe qui me donne envie de pleurer à chaque écoute ou presque), ils ont vraiment perdu leur magie, ils se sont égarés après le passage Broken Bells (très bon album) et ça se ressent encore dans certains morceaux (40 Mark Strasse).
Mais bon, tout n'est bien sûr pas à jeter: outre September, Simple Song est très efficace, The Rifle's Spirals les fait s'aventurer dans une voie intéressante et Bait and Switch contient encore de la folie discrète des albums précédents.
Néanmoins, l'ensemble de l'album me donne envie de pleurer (pas de bonheur cette fois) et l'impression d'avoir été bâclé.
Mais mon avis ne concerne que moi et tant mieux pour ceux que cet album a fait vibrer autant que ses illustrissimes predécesseurs (Wincing The Night Away forever). Ca n'a juste pas été mon cas cette fois-ci. Heureusement que Andrew "Dieu" Bird a sortit un album moins lyrique, plus feutré, mais tellement beau, comme chaque fois.